Lucarne

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les coulisses de l'Afrique

2ème Prix d’excellence du meilleur Ivoirien de la diaspora

LA COGID honorée par l’Etat de Côte d’Ivoire. La Primature ivoirienne a décerné à la Coordination Générale des Ivoiriens de la Diaspora le 2ème PRIX DE L’EXCELLENCE 2015 DE L’IVOIRIEN DE LA DIASPORA. La cérémonie de la remise du Prix a été organisée le lundi 15 février 2016 à 16 h à la salle de conférence du Ministère de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, au 17è étage Tour B au Plateau.

Pour M. Aly Coulibaly, ministre de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Etranger, le prix du ‘’Meilleur Ivoirien de la diaspora’’ décerné à la COGID revêt un intérêt indéniable aux yeux de l’Etat de Côte d’Ivoire.

Selon lui, cette distinction s’inscrit dans une politique d’amélioration des capacités des Ivoiriennes et des Ivoiriens qui ont besoins de modèles. C’est pourquoi, au nom du Président de la république, le ministre a remercié les récipiendaires pour leurs actions menées en faveur de l’insertion sociale et de l’intégration de la diaspora ivoirienne dans les pays d’accueil. « Je voudrais, au nom du Président Alassane Ouattara, vous adresser mes très vives et chaleureuses félicitations. Recevez ces récompenses comme une invitation à plus d’ardeur et de persévérance au travail », a-t-il conclu. Quant aux récipiendaires, ils ont remercié l’Etat de Côte d’Ivoire pour les honneurs qui leur sont rendus

PRIX DU LEADERSHIP FEMININ AFRICAIN

Les 12 et 13 août dernier aux journées d’été des diasporas africaines à Limours, Marina Nobout Directrice de OHEL International, reçois le prix du Leadership Féminin Africain décerné par l’association DEI (Diaspora et investissement) remis à son ami Marie jeanne Igba. Elle a déjà reçu le Prix international de Marrakech pour l’écologie et le développement durable à la Cop 22.

Prix de la femme dynamique entreprenante à la 3ème édition de la “Nuit des femmes entreprenantes et dynamiques 2017” a reçu le prix du Leadership féminin de la Diaspora pour sa réalisation des logements écologique en blocs de terre comprimés et stabilisés (BTCS) à caractère isophonique et isothermique, qui ne provoquent pas de chaleur, favorisent une grande aération des espaces et l’isolement des bruits.

OHEL International a obtenu la confiance de ses clients de la diaspora dans le dispositif immobilier mis en place par DEI “épargner en France pour investir en Afrique” Obtenir un logement dans le programme immobilier de OHEL international en Côte d’Ivoire.

Reconstruction post-crise - Le président de la COGID : Nous pouvons beaucoup si les autorités nous écoutent

Jean Paul Ouraga
Président de la COGID

mardi 21 août 2007

M. Jean Paul Ouraga est le président de la Coordination générale des Ivoiriens de la Diaspora (COGID). A la faveur du conseil d’administration de cette structure tenu le samedi dernier à l’université d’Abobo-Adjamé, mais surtout de la semaine de la Diapora ivoirienne, il séjourne depuis quelques jours à Abidjan où nous avons réalisé cet entretien que nous proposons. M. Ouraga, pour nos lecteurs pouvez-vous nous présenter la COGID ?
La présentation de la COGID s’articule sur deux points. Au niveau historique, le COGID est née d’un colloque auquel les Ivoiriens de la diaspora ont été conviés de façon individuelle. C’est au sortir de ce colloque que nous nous sommes retrouvés au District d’Abidjan le 11 août 2004, pour mettre quelque chose sur pied. Puisqu’il y a plusieurs associations d’Ivoiriens à l’étranger, nous nous sommes dit qu’il valait mieux que ces associations se regroupent pour mener des actions communes en Côte d’Ivoire. Nous avons donc opté pour l’idée d’une coordination qui, comme son nom l’indique, va coordonner les actions et plus tard, devenir une fédération. Il a donc été demandé à chaque coordination, (nous avons 14 coordinations issues de 7 pays à savoir la France, l’Allemagne, les Etats-Unis, la Jamaïque, l’Egypte, l’Italie, l’Angleterre) d’être des ambassadeurs pour sensibiliser tous les Ivoiriens sur la nécessité pour nous de nous regrouper. En 2005, nous sommes revenus en Côte d’Ivoire pour solliciter la direction des Ivoiriens de l’étranger et leur dire que notre coordination existe et qu’elle est prête à travailler dans le domaine qui lui sera définie. Les autorités nous avaient demandé d’indiquer nos objectifs. Nous les leur avons présentés, à savoir valoriser les compétences, fédérer les différentes associations, restaurer l’image de marque de la Côte d’Ivoire à l’étranger, inciter l’investissement en Côte d’Ivoire Nous sommes revenus en 2006 pour annoncer officiellement la création de la COGID, le 9 septembre 2006. Sur le plan administratif et statutaire, la COGID existe depuis le 15 avril 2006, date à laquelle le bureau et les instances ont été mises en place. J’en suis donc le président depuis le 15 avril 2006. Comment les Ivoiriens de l’étranger ont-ils vécu la crise que leur pays a traversée ?
Nous étions peinés. Premièrement parce que nous n’étions pas présents et deuxièmement parce qu’il y avait la guerre de communication. Les informations que nous avions étaient celles qu’on voulait nous faire croire. Cela nous peinait beaucoup parce que c’était alarmant. Lorsque nous sommes partis de la Côte d’Ivoire en 2004, il y a eu les évènements de l’hôtel Ivoire. Nous nous sommes mobilisés pour participer à toutes les marches, en France, aux Etats-Unis, pour sensibiliser nos frères à la cause de la paix. Nous suivions tous les accords de Pretoria, d’Accra qui ne trouvaient pas de solutions. Nous sommes très heureux qu’il y ait un accord qui ait pu mettre tout le monde d’accord et nous osons croire et espérer que ce soit un accord définitif et que les Ivoiriens puissent travailler la main dans la main. Lorsque nous avions tenu notre assemblée générale à Turin, les investisseurs qui étaient présents voulaient nous accompagner mais ils ont souhaité que la Côte d’Ivoire retrouve d’abord la paix. C’est vrai que nous avons souffert de cette crise mais, elle nous a fait prendre conscience pour qu’enfin de compte, on puisse rebondir. Quelle est la nature des rapports que vous entretenez avec les autorités gouvernementales de votre pays ?
Naturellement, nous avons de très bons rapports avec nos autorités. Lorsque nous sommes venus en Côte d’Ivoire, nous avons rendu des visites de courtoisies à certaines personnalités

notamment au parlement. Le président du Conseil économique et social nous a reçus. Nous continuons les visites puisque nous sommes là. Nous sommes bien obligés d’avoir de très bons rapports, puisque la COGID regroupe des Ivoiriens qui veulent investir dans leur pays, pour par exemple créer des emplois.



Quelle est la part que les Ivoiriens de l’étranger sont-ils prêts à prendre dans le processus de réconciliation et de reconstruction post-crise ?
Cela fait cinq ans que nous attendons cela. Depuis 2004 que nous sommes partis de la Côte d’Ivoire, nous avons remarqué qu’il y avait une prise de conscience, après les évènements de novembre 2004. Nous avons souhaité, à travers des correspondances, que les belligérants discutent parce que les investisseurs ne viennent que lorsqu’il y a la paix. Nous sommes engagés dans cette voie de reconstruction nous prenons des contacts maintenant que la paix est là. Les évènements qui se sont déroulés ont été très douloureux et nous souhaitons que cela ne se reproduise plus. Nous essayons donc à l’étranger, de rapprocher les Ivoiriens les uns des autres, de dire à la communauté internationale que la Côte d’Ivoire n’est pas cette caricature qu’on nous dépeint dans les journaux. Ce sont peut-être des intérêts partisans qui sont mis en avant, mais nous n’avons pas de problèmes d’ethnie ni de religion à l’étranger. Nous vivons en parfaite symbiose. C’est aussi cette symbiose qui a prévalu à Ouagadougou et nous sommes fiers que l’accord de paix ait été signé à Ouagadougou, puisque le Burkina Faso était indexé, peut-être à juste titre. Comme je le disais tantôt, nous sommes en contact avec les investisseurs prospères, il faut qu’il y ait la paix et une lisibilité au niveau de l’espace des affaires. Nous allons donc discuter avec les autorités pour avoir une certaines lisibilité au niveau fiscal, au niveau du code d’investissements. Nous allons prendre des contrats avec les institutions telles que le BNETD, le CEPICI afin d’avoir les listes des opportunités d’affaires qui seront favorables aux Ivoiriens de la Diaspora d’abord et aux investisseurs étrangers. C’est ce travail que nous allons faire et déjà, nous avons eu des contacts et nous avons produit un document que nous allons présenter aux autorités, discuter avec elles afin de trouver un terrain d’entente. Nous voulons apporter beaucoup et si les autorités nous écoutent, elles pourront faire en sorte que la Côte d’Ivoire devienne une puissance économique. C’est la mission de la COGID et je ne pense pas que l’Etat puisse nous mettre des barrières.
L’actualité nationale est dominée par l’inflation galopante et généralisée, mais aussi par une grogne dans les casernes. Quels commentaires pouvez-vous faire sur ces deux points d’actualité ?
Il y a deux phénomènes qui frappent lorsqu’on arrive en Côte d’Ivoire. L’Etat des routes et la pollution. Partout où nous sommes passés, les routes sont défectueuses, parfois inexistantes, il y a des tas d’immondices partout. Il faut que l’Etat fasse attention pour ne pas désespérer les populations, parce que si cela arrive, on ne peut pas prévoir leur réaction. C’est vrai qu’on était en crise, il faut faire en sorte que les uns et les autres acceptent cette sortie de crise sans être précipités dans le mécontentement. A mon avis, la grogne dans l’armée est logique et normale. L’armée a été fidèle aux Institutions pendant la crise et aujourd’hui, la paix revenue, les soldats réclament une sorte de récompense. Il appartient aux autorités de trouver les mots justes pour les apaiser et leur faire comprendre que l’état des finances ne permet pas de les satisfaire plus que de raison. Je salue la rencontre que le président Gbagbo a eue avec les militaires. Je pense qu’avec la sagesse, ils vont trouver une solution consensuelle, parce que personne n’a intérêt à ce que la crise éclate à nouveau. Il ne faut pas frustrer les uns et les autres, il ne faut pas mettre de l’huile sur le feu. Nous avons très mal quand nous sommes à l’étranger, c’est pourquoi nous voulons que les Ivoiriens s’entendent sur le minimum. Mais, j’ai été ahuri par les écrits des journalistes, c’est pourquoi je leur demande de faire attention, par contre j’ai apprécié la réaction du CNP.

Propos recueillis
par J. Mian

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