Revue de Presse

La COGID dans la Presse

La COGID dans la presse nationale et internationale. Quelques articles que nous avons sélectionnés pour vous.

Côte d’Ivoire – La Diaspora veut un siège au Parlement

La Diaspora au Parlement

Les Ivoiriens de l’étranger veulent participer au développement de leur pays. Ils se sont donné rendez-vous hier, à la Crae, au Plateau, pour manifester cette volonté à travers une journée dénommée « Journée de la diaspora ivoirienne et le jubilé de son 10e anniversaire ». Parmi les panélistes qui ont instruit les participants sur le rôle de la diaspora dans la reconstruction du pays, Ouattara Bémitian, chef d’entreprise, a au nom des Ivoiriens de l’étranger, indiqué que la diaspora veut être représentée au Parlement. Cet ambassadeur, selon lui, aura pour rôle de défendre la situation de la diaspora. Ce souhait du panéliste est justifié par le fait que les Ivoiriens de l’étranger seraient confrontés à de nombreuses difficultés dans la réalisation de leurs projets, une fois rentrés en Côte d’Ivoire. Entre autres difficultés, il a cité les obstacles liés à la création d’une entreprise, le manque de point focal pour la diaspora et le manque de financement. Il a plaidé pour que le gouvernement prépare un cadre favorable à la diaspora et crée un ministère de la diaspora. Le Directeur général des Ivoiriens de

La Diaspora au Parlement

l’étranger, Issiaka Konaté, est revenu sur les obstacles qui freinent le retour des Ivoiriens de l’extérieur dans leur pays. Toutefois, il a fait savoir que les jours à venir seront meilleurs pour eux. «Diaspora et perspective de développement », a été le thème de cette journée.

S.B.

L’Expression

Information Economique

BULLETIN D’INFORMATION ECONOMIQUE EN ARIQUUE

Rabat, 01 août 2014 (MAP) – Voici le bulletin d’informations économiques africaines pour la journée du vendredi 01 août: Côte d’Ivoire-Bourse La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) d’Abidjan a terminé la dernière séance du mois de juillet avec une hausse enregistrée sur les valeurs de ses deux principaux indices.

L’indice BRVM 10 s’est affiché à 249,44 points contre 248,71 précédemment, soit une hausse de 0,29 pc, alors que le BRVM Composite est passé de 237,88 à 238,43 points, soit un gain de 0,23 pc par rapport à la précédente séance.

Trente-et-un ordres ont pris part aux transactions portant sur 300.666 titres, pour un montant total de 597,12 millions de FCFA.

Côte d’Ivoire-Créativité La première édition du Salon de la créativité et des produits Made in Côte d’Ivoire (MICI), initialement prévue du 31 juillet au 2 août prochain au Parc des sports de Treichville, est reporté à “une date ultérieure”, indique un communiqué rendu public jeudi par les organisateurs.

Cette décision, explique le texte, permettra à “l’organisation et à ses partenaires de s’assurer que tous les critères de réussite” de l’événement sont bien en place pour “répondre aux attentes des partenaires, commanditaires et clients”.

Organisé par D & Z Consulting sous le signe “Emploi durable, clé d’une économie émergente”, ce Salon auquel sont associés les ministères ivoiriens du Commerce, de l’artisanat et de la promotion des PME, et de l’Emploi, des affaires sociales et de la formation professionnelle, est la première vitrine ivoirienne dédiée à la promotion des produits et services fabriqués, assemblés ou inventés en Côte d’Ivoire estampillés ou pas, du label “Made in Côte-d’Ivoire”.

Immigration / Agriculture

Côte d’Ivoire-Immigration La diaspora ivoirienne, estimée à plus de 1,2 million de personnes, a transféré en 2013 vers la Côte d’Ivoire, 410 millions de dollars, soit près de 205 milliards de FCFA, a-t-on annoncé jeudi de source officielle à Abidjan. “Entre 2005 et 2011, notre pays ne figurait pas dans le top 15 des pays africains ayant les meilleurs taux de transferts de fonds par rapport au Produit intérieur brut (PIB), tandis que des pays comme le Leshoto étaient à 35 pc de contribution au PIB contre 10 pc pour des pays comme le Nigeria, le Sénégal ou le Cap Vert”, a indiqué le Directeur de cabinet du ministre de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur Alassane Zié Diamouténé, à l’ouverture des travaux de la 3ème édition des journées de la diaspora ivoirienne (JDI) organisée par la Coordination générale des Ivoiriens de l’extérieur (COGID).

Se référant à la matrice de la Banque mondiale des transferts de Fonds vers la Côte d’Ivoire et son rapport avec le PIB, Zié Diamouténé a précisé que “ces montants sont en constance hausse allant, selon cette structure jusqu’à 410 millions de dollars américain en avril 2013”, relevant que “si cela ne représente que 1,5 pc de notre PIB, il est facile de voir combien de projets peuvent être engagés avec des sommes pareilles, combien d’emplois, combien d’entreprises, si ensemble nous travaillons à améliorer ces données et de faire face aux défis de l’émergence de 2020“.

Côte d’Ivoire-Agriculture-Recherche Deux conventions-cadre pour la recherche dans les filières coton et anacarde ont été signées jeudi à Abidjan entre le Conseil du coton et de l’anacarde, l’Association interprofessionnelle de la filière coton, le Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricoles et le Centre national de recherche agronomique.

Ces accords, qui s’inscrivent dans le cadre de la réforme des filières coton et anacarde engagée l’année dernière, visent la relance de la production en termes de qualité et de quantité, à travers la recherche appliquée. Celle-ci concerne la disponibilité du matériel végétal répondant aux exigences de résistance aux parasites, d’adaptation aux changements climatiques, de rendement, de quantité d’une part et de préservation de l’environnement d’autre part.

Sénégal-Foncier Le taux d’accès des femmes et des jeunes au foncier au Sénégal est très faible, soit environ 4 à 5 pc, selon une étude du Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement sur la gouvernance foncière.

Ce fait, précise l’étude, est dû notamment à l’insuffisance des ressources budgétaires affectées à la filière agricole et aux contraintes liées à l’accès au foncier à usage agricole ainsi qu’au crédit bancaire pour les acteurs du monde rural.

Sénégal-Industrie-Textile La Société de développement des fibres textiles du Sénégal (SODEFITEX) s’est dotée dernièrement d’un plan stratégique dans la perspective d’accroître son chiffre d’affaire et renforcer sa contribution à la croissance du pays.

Selon son directeur général Bachir Diop, l’objectif de l’entreprise est de devenir en 2020 une agro-industrie diversifiée et verte produisant une richesse équitablement partagée entre les différents acteurs à savoir les agriculteurs, la SODEFITEX, les actionnaires et l’Etat du Sénégal.

MN/MK—B

Plus de 205 milliards de FCFA transférés par la diaspora ivoirienne vers la Côte d’Ivoire en 2013

La diaspora ivoirienne estimée à plus de 1,2 million de personnes a transféré en 2013, vers la Côte d’Ivoire 410 millions de dollars, soit près de 205 milliards de FCFA, a appris APA, jeudi, de source officielle à Abidjan, la capitale économique du pays.
« Entre 2005 et 2011, notre pays ne figurait pas dans le top 15 des pays africains ayant les meilleurs taux de transferts de fonds par rapport au Produit intérieur brut (PIB) tandis que des pays comme le Leshoto étaient à 35% de contribution au PIB contre 10% pour des pays comme le Nigeria, le Sénégal ou le Cap Vert », a expliqué Alassane Zié Diamouténé, le directeur de cabinet du ministre de l’intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur à l’ouverture des travaux de la 3è édition des journées de la diaspora ivoirienne (JDI) organisée par la Coordination générale des Ivoiriens de l’extérieur (COGID).

Aujourd’hui, a-t-il ajouté « selon certaines études, nos compatriotes à travers le monde sont estimés à quelque 1 240 000 âmes, constituants environ 5,4% de notre population. Environ 60% résident en France, 21% au Etats-Unis, 8% en Italie, 8% au Royaume Uni et 3% au Sénégal ».

  1. Diamouténé a également ajouté que « ces personnes envoient par an des millions de dollars en transfert de devises vers notre pays, en appui aux familles, mais elles créent aussi des entreprises compétitives et pour finir d’autres parmi elles participent de la formation en acceptant d’enseigner dans nos universités et grandes écoles ».

« A titre d’information et afin de mieux apprécier l’apport de la diaspora dans le développement de notre pays, je vous invite à consulter la matrice de la banque mondiale des transferts de fonds vers notre pays et son rapport avec notre PIB », a poursuivi le directeur de cabinet du ministre Ally Coulibaly.

« Ces montants sont en constance hausse allant selon cette structure jusqu’à 410 millions de dollars américain en avril 2013 », a-t-il révélé en précisant que « si cela ne représente que 1,5% de notre PIB, il est facile de voir combien de projets peuvent être engagés avec des sommes pareilles, combien d’emplois, combien d’entreprises, si ensemble nous travaillons à améliorer ces données et de faire face aux défis de l’émergence de 2020 ».

La 3è édition des journées de la diaspora ivoirienne (JDI) se tient sous le thème : « Diaspora et perspectives de développement : cas de la Côte d’Ivoire », décliné en plusieurs sous-thèmes qui font l’objet de panels.

Cette édition 2014 des JDI qui coïncide avec le jubilé du 10è anniversaire de la Coordination générale des Ivoiriens de l’extérieur (COGID) sera également meublée, samedi, par un diner gala au cours duquel des fonds seront recueillis pour des actions caritatives à travers le pays.

Signature : APA

Copyright : © APA

Mai 2009. Montreuil, à proximité de Paris. À l’initiative, entre autres, de la Coordination générale des Ivoiriens de la diaspora (COGID), se tenait le Salon de l’immobilier ivoirien. L’occasion d’un petit entretien avec le responsable de la COGID, Jean-Paul Ouraga.

 

 

Partenariat Cogid

Blog de l’Association de la Presse Panafricaine (APPA) – depuis 22 Jours

La Coordination Générale des Ivoiriens de la Diaspora et la banque société générale s’associent dans un partenariat.  La Coordination Générale des Ivoiriens de la Diaspora (COGID) s’allie à la Société Générale pour accompagner les ivoiriens …

 

http://www.ivoirebusiness.net/article.php?id=4363

La Coordination Générale des Ivoiriens de la Diaspora (COGID) est aujourd’hui le creuset de tous les ivoiriens de la diaspora. Á cet effet, elle s’allie à la Société Générale pour accompagner les ivoiriens et les amis de la Côte d’Ivoire dans le financement de leurs projets, ici et là-bas, avec les services suivants :

1-       Ouverture d’un compte à la SGBCI (Société Générale de Banque en Côte d’Ivoire).

En ouvrant un compte à la Société Générale, vous pourrez disposer d’un compte à la SGBCI en Côte d’Ivoire. Simplement, en demandant au conseiller les formulaires d’ouverture de ce compte.

 

2-       i-Transfert SG

Avec le compte à la SGBCI, vous pouvez envoyer de l’argent à Abidjan par un simple coup de fil. Simplement, en souscrivant à ce service pour une cotisation annuelle de 12€. Le montant par virement est au maximum de 5000€ pour une commission unique de 10€.

3-       MAETIS, l’assistance rapatriement de corps

Selon l’option individuelle ou familiale, plus de soucis si vous souhaitez être inhumé hors de France. Avec MAETIS, à partir de 25€ par an, vous disposer d’une assistance pour l’organisation et la prise en charge du rapatriement de corps jusqu’au lieu d’inhumation.

Ø                   Détails sur www.cogid.org et voir dépliant.

Ø                   Liste des agences partenaires au verso de ce document.

 

Comment souscrire ?

–          En vous rendant à l’agence Société générale figurant sur ce dépliant,

–          Une fois l’ouverture de compte effectuée,  adressez à la COGID votre coupon réponse tamponné par l’agence,

–          Dès réception du coupon, vous pourrez bénéficier de tous les avantages décrits dans ce partenariat.

Le samedi 31 janvier dernier, la principale organisation de la diaspora ivoirienne de France, la Cogid [Coordination générale des Ivoiriens de la diaspora], a organisé son premier gala annuel. Cet événement qui a tenu toutes ses promesses, a réuni les Ivoiriens et les amis de la Côte d’Ivoire autour des thèmes de la « solidarité » et des « échanges culturels.»

La Cogid peut se flatter d’avoir réussi un gros coup médiatique et gagné en crédibilité. Il y a quelques mois, beaucoup n’auraient pas misé sur le défi de ses promoteurs de réunir les Ivoiriens de France et d’ailleurs autour de thèmes fédérateurs. Surtout quand on sait que la crise actuelle que traverse la Côte d’Ivoire a eu pour conséquence de diviser plus que jamais sa diaspora. Un exploit à mettre à l’actif de son président, Jean-Paul Ouraga et son équipe dont l’abnégation et la détermination n’ont pas failli à la tâche. La première édition de son gala annuel, budgétisé à plus de 44 000 euros, a été, à n’en point douter, son premier test réussi avec brio.

La salle Seven Spirit du 13ème de Paris a drainé du beau monde au point qu’aucune réservation n’était encore possible en début de soirée. Au nombre des convives, on comptait la présence de l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en France, le Pr Aimé Pierre Kipré, qui parrainait par ailleurs la cérémonie. Lors de son intervention, le président de la Cogid a rappelé la mission de rassemblement de son organisation et son but d’amener la diaspora ivoirienne, établie dans le monde, à s’investir davantage dans les projets de développement de son pays. Cette soirée était aussi l’occasion choisie d’inciter quelques opérateurs économiques français présents, à reprendre le chemin de la Côte d’Ivoire. Rappelons que lors des derniers événements de novembre 2004 où la violence avait atteint son paroxysme à Abidjan, plusieurs centaines d’investisseurs français avaient précipitamment quitté le pays par mesure de sécurité. Presque dans le même tempo, l’ambassadeur Pierre Kipré a invité ses compatriotes à désarmer totalement leur cœur.

« Je ne crois pas que la paix soit suffisamment dans nos cœurs » avait-il laissé entendre avant d’encourager la Cogid à poursuivre sa difficile mission de rassemblement et d’union pour la cause ivoirienne. Ce message n’était pas fortuit d’autant plus que la Côte d’Ivoire s’apprête à entrer dans une période électorale tous azimuts. Même si le calendrier de la présidentielle n’est toujours pas connu, le pays, lui, vit au rythme d’une précampagne où tous les potentiels candidats affûtent leurs armes. En attendant l’heure de vérité, le processus d’enrôlement, de désarmement, de réinsertion, de redéploiement de l’administration se poursuit tant bien que mal.


Eric ZEDJILET

Jean-Paul Ouraga, président de la COGID : “Il faut un secrétariat d’Etat ou un ministère des Ivoiriens de la diaspora”

Ecrit par j-ci.net Le Journal de Connectionivoirienne.net · septembre 6, 2008 @ 8:47

Jean Paul Ouraga est le président de la Coordination générale des ivoiriens de la diaspora, (COGID). Dans le cadre de ses activités, il a effectué récemment une mission, à Abidjan, pour rencontrer les autorités et discuter de la problématique du retour des Ivoiriens de l’étranger. Il expose, ici, les enjeux de cette question.
Notre Voie : Quel est l’objet de votre présence à Abidjan ?
Jean Paul Ouraga : Nous sommes en mission, à Abidjan, dans le cadre des activités de la COGID. La mission s’articule autour de trois points. Nous sommes venus pour faire la promotion de la COGID auprès des décideurs et un certain nombre d’organisations internationales. Il y a quelque mois nous avons élaboré un mémorandum sur la problématique du retour des Ivoiriens de la diaspora au pays. Nous sommes venus présenter ce document. D’ici 2009, nous projetons un certain nombre d’activités, au nombre desquelles, le congrès qui se tiendra à Grand-Bassam. Nous sommes là, pour préparer ce grand rendez-vous. Le mémorandum a été rédigé sur la base d’un débat que nous avons organisé sur Internet, durant un mois. Nous avons entériné les conclusions le 7 mai dernier à Paris, à la faveur de la journée de la diaspora qui a été organisée, à l’ambassade de Côte d’Ivoire en France. Les Ivoiriens de la diaspora ont fait des propositions pour la sortie de crise. La crise ivoirienne qui était au départ une crise militaire, aujourd’hui, s’est muée en une crise morale et éthique. Le pays a besoin de la contribution de tous, et c’est ce que nous avons fait. Nous avons donc remis nos propositions aux autorités qui ont bien voulu, nous ouvrir leurs portes, et je les salue ici, au passage.

N.V. : Selon vous, en quels termes se pose le retour des Ivoiriens de la diaspora?
J.P.O. : Si nous avons rédigé un mémorandum sur la problématique du retour au pays, c’est parce que véritablement, les Ivoiriens aspirent à retourner au pays. Ça, c’est à mettre sur le compte de la crise, qui aura aidé à consolider le patriotisme, et une certaine union entre les Ivoiriens. Selon les estimations, il y a 1.500.000 ivoiriens à l’étranger, dont 127.000 en France. Pour la plupart, ce sont des personnes qui ont une qualification. C’est qu’ils sont importants pour l’avenir de la Côte d’Ivoire. Le problème du retour réside dans les conditions de retour, les dispositions prises par l’Etat pour favoriser le retour et la réinsertion des uns et des autres. Les exemples sont là. En Mauritanie, au Mali, pour ne citer que ces pays, une politique a été mise sur pied dans ce sens. Les autorités nous demandent de nous unir, c’est ce que nous faisons avec la COGID. Dans nos propositions, nous avons demandé, l’élaboration d’un cadre juridique qui facilite la réinsertion des Ivoiriens qui aspirent par exemple à venir investir dans leur pays. Nous avons proposé également la création d’un secrétariat d’Etat ou un ministère tout simplement. Parce que la Direction des Ivoiriens de l’étranger ne sied pas. Elle est logée au ministère des Affaires étrangères, qui s’occupe de la politique étrangère de la Côte d’Ivoire.

N.V. : Quels sont les autres points saillants du mémorandum?
J.P.O. : Le mémorandum contient douze propositions. Les plus importantes portent sur la science et l’économie. Les pays émergeant aujourd’hui sont les pays où les sciences, en l’occurrence les Nouvelles technologies, sont développées. Nous voulons que les Ivoiriens de l’étranger qui maîtrisent les NTIC par exemple, aident leur pays. C’est pareil pour l’économie. Nous avons également des propositions sur la moralisation de la vie publique. Aujourd’hui la morale a foutu le camp dans notre administration et nos familles.

N.V. : Les Ivoiriens de la diaspora ne demandent-ils pas un peu trop à l’Etat ?
J.P.O. : Nous faisons des propositions. Ce sont des chantiers de discussion. Nous ne demandons pas trop à l’Etat. Un enfant ne demande jamais trop à son père. Il appartient au père de choisir ses priorités.

N.V. Quelles sont les potentialités de la diaspora ivoirienne ?
J.P.O. : A ce jour, il n’ y a pas de statistiques fiables, cependant, comme je l’ai indiqué, il y a beaucoup d’Ivoiriens qui sont qualifiés. Ce point est l’un chantier sur lesquels va se concentrer, la COGID. Lorsqu’on aura ces données, nous serons à l’aise pour aider la Côte d’Ivoire.

N.V. : Pourquoi jusque-là, la diaspora ivoirienne a du mal à s’organiser ?
J.P.O. : C’est un problème à la fois culturel et sociologique. Compte tenu de la prospérité enregistrée par le pays au début des indépendances, les Ivoiriens, contrairement aux autres africains, n’éprouvaient pas la nécessité de sortir de leur pays. La notion de diaspora est quelque chose de récent. A côté de cela, il y a un problème de mentalité. Nous oeuvrons à corriger cette situation. Il y a beaucoup d’organisations de la diaspora, mais nous jouons le rôle de canal fédérateur. Je suis confiant que les choses iront dans le bon sens.

N.V. Quels seront les prochains rendez-vous de la COGID ?
J.P.O. : Le 15 novembre 2008 à Paris, nous ferons le premier forum des associations ivoiriennes à l’Etranger. En 2009, il y aura le premier congrès des Ivoiriens de la diaspora, à Grand-Bassam. Pour que tout cela se réalise, il serait intéressant que la crise prenne fin. J’appelle les Ivoiriens de la diaspora à l’union. Il y a plusieurs structures. Je ne dis pas de dissoudre les associations, mais retrouvons-nous derrière la COGID, pour évoluer ensemble, et contribuer à bâtir la Côte d’Ivoire.

Interview réalisée par César Ebrokié

Première édition de la Journée de la diaspora ivoirienne (JDI) à Paris – L’Ambassadeur Pierre Kipré aux Ivoiriens: « Approfondissez les relations franco-ivoiriennes »

Ecrit par j-ci.net Le Journal de Connectionivoirienne.net · mai 21, 2008 @ 12:20

Le moins qu’on puisse dire, c’est que la première édition de la journée de la diaspora ivoirienne initiée par la Cogid, a réuni du beau monde le samedi 17 mai dernier au Palais des Congrès de Montreuil – banlieue proche de Paris. L’organisation en elle-même, la qualité des intervenants et les nombreux invités présents, ont contribué au succès de l’évènement.

Côté officiel, l’Ambassadeur de Côte d’Ivoire en France, SEM. Pierre Aimé Kipré, parrain de la cérémonie, malgré son agenda très chargé, a honoré de sa présence. Selon des sources proches du protocole, dès 8 heures du matin déjà, le locataire de la chancellerie ivoirienne, lui-même en partance pour Abidjan ce jour-là, s’était tout d’abord rendu à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle pour y accueillir Mme Ehivet Simone Gbagbo, la Première Dame de Côte d’Ivoire, qui a marqué une brève escale à Paris, avant de se rendre au 128, rue de Paris à Montreuil – l’adresse du Palais des Congrès –.

A la tribune, l’ancien ministre de l’Education nationale, a livré un message de recommandations aux responsables de la Cogid – Coordination générale des Ivoiriens de la diaspora – “La solidarité ne doit pas se traduire seulement dans le malheur, elle ne doit pas être individuelle mais collective…

Cette notion de collectivité doit contribuer au développement et à la construction de la nation ivoirienne. J’attends des membres de la diaspora qu’ils soient acteurs de la réalisation de leur pays. Les autorités françaises que j’ai rencontrées depuis ma nomination sont unanimes pour dire que nous sommes un peuple aux valeurs réelles. Je vous conseille de respecter les lois de ce pays qui vous valorise d’être reconnus à ce juste titre. Soyez des modèles et approfondissez les relations franco-ivoiriennes», a prôné l’Ambassadeur de Côte d’Ivoire. La deuxième vice présidente du PIT – Parti ivoirien des travailleurs, Mme Angèle Gnonsao, était de la cérémonie pour apporter sa contribution et partager avec ses compatriotes, sa propre expérience de 17 années passées en France pour ses études. Rappelons que l’ancienne ministre d’Etat séjourne depuis quelques jours à Paris dans le cadre de la promotion de son livre “Le masque au cœur de la société Wê”.


A la tribune, l’honneur est naturellement revenu au président de la Cogid, M. Jean-Paul Ouraga, de prononcer l’allocution de bienvenue et de présenter son Ong et ses objectifs. Des objectifs qui se résument au rassemblement et à l’incitation des Ivoiriens de la diaspora au développement économique et social de leur pays. Après quoi, les deux sponsors de l’évènement ont pris le relais. L’agence IPR – International Public Relations – sise sur les Champs Elysées, dirigée par Mme Victorine Avit-Nemet, s’est chargée de porter le groupe NSIA – Nouvelle société interafricaine – et la Nouvelle BIAO à la connaissance de la diaspora ivoirienne de l’Hexagone à travers la Cogid.

Respectant ainsi son choix de travailler pour le continent africain et les institutions qui concourent au développement de celui-ci. A tout Seigneur, tout honneur, le président du groupe NSIA, M. Jean Diagou Kacou et le Directeur général de BIAO CI, M. Martin Djédjess, ont pris tour à tour la parole pour présenter leurs entreprises au grand public. Ce qu’on peut retenir, c’est que très bientôt, la BIAO et la NSIA, implanteront une succursale à Paris afin de glaner une part du potentiel marché que représente la diaspora ivoirienne de France.

D’ores et déjà, ces deux entreprises ont proposé divers produits attrayants et concurrentiels adaptés aux besoins de leurs futurs clients. Entre autres, des souscriptions à des comptes d’épargne logement, des facilités de transfert d’argent à moindre coût, l’assurance vie, NSIA funérailles, NSIA études pour répondre aux problèmes cruciaux des cas de décès d’une part et d’autre part au financement des études supérieures de(s) l’ayant(s) droit. La problématique du retour au pays a été amplement développée par les intervenants.

A titre indicatif, la construction d’une tranche de maisons baptisée “Cité de la diaspora” à Abidjan. Un projet far qui s’impatiente d’enregistrer des adhésions massives pour que sortent de terre, les premières villas. Le déroulement de la cérémonie qui s’est étendue jusqu’en début de soirée a été marqué par plusieurs autres interventions. Dont celle de Dogad Dogoui, patron de Africagora, de Pierre Blé de ERA – Entreprendre et Réussir en Afrique- l’Ong de Basile Boli, et de Me Kourouma, avocat au barreau de Paris.

La journée s’est achevée par une conférence publique portant sur le thème principal “La problématique migratoire des Africains : le cas de la Côte d’Ivoire”. Thématique traité et développé par deux spécialistes en la matière. Le Pr Jean-Philippe Omotundé, chercheur en histoire, auteur de plusieurs ouvrages, présentateur de l’émission “Vérités et Mensonges” sur la chaîne de télé 3A Télésud et de Pascal Bonin, Sociologue et chargé de mission au Conseil mondial de la diaspora panafricaine, membre de la Cogid.

De façon substantielle, l’historien Omotundé, a présenté son exposé sur l’origine de l’humanité. S’appuyant sur des recherches et des découvertes étonnantes, datant de plusieurs siècles avant l’ère chrétienne, le dernier a démontré la domination de la race noire sur le monde. Une civilisation noire qui a apporté les mathématiques, les langues, l’écriture, les sciences, la culture, l’organisation de la cité – le royaume, l’administration, la notion d’Etat (…) –, l’architecture, en un mot la connaissance universelle tout court aux autres continents y compris l’Occident. Une époque où la race noire était l’alpha et l’oméga de l’univers, qui à ce titre, a apporté la civilisation aux autres peuples du monde qui à ces moments là, “vivaient encore à l’état sauvage”.

Les découvertes des vestiges des cités antiques en Afrique montrent bien que tous les symboles de la royauté, religieux, de l’organisation moderne de la société, les formes architecturales, représentés en Occident, ne sont en réalité que des copies conformes du génie créateur des Africains.

“Les Occidentaux ont falsifié l’histoire et font comme s’ils étaient devenus amnésiques en niant ces faits historiques indiscutables et infalsifiables…En réalité, ils n’ont rien crée, ils ont plagié le génie créateur des Africains”, a accusé l’universitaire chercheur. Tout ceci pour montrer que le phénomène migratoire des Africains en général et des Ivoiriens en particulier ne date pas de notre siècle contemporain. “Et que par devoir de mémoire, poursuit-il, l’humanité tout entière, la France y compris, a une dette historique envers le continent noir. Mieux, elle devait avoir plutôt une reconnaissance envers ceux dont les ancêtres leur ont apporté la civilisation”.

Partant de tous ces constats, les conférenciers ont vertement fustigé la politique du gouvernement français sur l’immigration, les problèmes de racisme et de discrimination dont les Africains en général et les Ivoiriens en particulier sont l’objet. Les tracasseries administratives de régularisation ne sont pas non plus passées sous silence. Au total, toutes les questions sensibles qui font fâcher la diaspora ivoirienne de France sur la problématique de leur condition de vie dans le pays d’accueil, ont été abordées et débattues.

Après neuf heures d’échange et d’écoute, le public est reparti édifié des enseignements tirés de cette journée initiée par la Cogid.

 

La dispora present dans la presse

Plus de 60% des sujets de presse aujourd’hui concerne la Diaspora 

61%

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